Beaux livres

Titre : "Parias"

Auteur : Yegan Mazandarani

ISBN : 978-2-9573245-0-7

Éditeur : autoédition

Design et mise en page : Yegan Mazandarani, en collaboration avec Derudder Design

Photogravure : Escourbiac l'imprimeur

Nombre de pages : 176

Façonnage : format 14 x 21 cm à la française, habillage de couverture toilée rembordée sur carton 24/10, marquage à chaud, embossage cuvette 4.2 x 6.2 cm pour vignette-image, vignette-image pour cuvette (imprimée en numérique), intérieur 11 cahiers de 16 pages, gardes vierges rapportées 2 x 4 pages, reliure cartonnée, cahiers cousus fil noir, dos droit repincé, collage de la vignette image dans la cuvette, tranchefile Winter

Impression :
- Couverture :
marquage à chaud Colorit 949 sur plat I et dos
- Vignette-image : impression numérique quadri recto + pelliculage mat anti-rayure recto
- Intérieur : bichromie noir + Pantone gris recto/verso

Types de papiers utilisés :
- Couverture :
imprimée sur Toile du Marais noire
- Vignette-image : imprimées sur couché demi-mat 170 g
- Gardes rapportées :  Keaykolour Lichen (main 1.45) 120 g
- Intérieur : imprimé sur Arctic Volume Ivory (main 1.1) 130 g

Parias

Parias, Yegan Mazandarani, intérieurParias, Yegan Mazandarani, intérieur

Parias est le premier reportage en zone de conflit du photographe Yegan Mazandarani, plus précisément en Ukraine, dans le Donbass. Avec ce Carnet de route en RPD (République Populaire de Donetsk), l’auteur jette un regard humble et humaniste sur la guerre, ses tranchées, ses gens, qu’ils soient habitants ou soldats, ces « Parias ». « Avec humilité devant une situation qui me dépasse, j’ai voulu simplement, avec un regard doux, comprendre, photographier et écouter ». 97 photographies en noir et blanc sont ainsi présentées sur ce beau livre d’art autoédité de 176 pages au format à la française, imprimées en bichromie, en Offset encres HR-UV trame fine 240, sur  papier couché moderne ultra mat Arctic Volume Ivory d’Arctic Paper en grammage de 130 g/m². La couverture cartonnée du livre est recouverte d’une superbe Toile du Marais noire de Winter & Company. Une vignette image imprimée en numérique est collée dans une vignette embossée sur le plat I, et titre et auteur sont marqués à chaud, Colorit 949 blanc, sur les plats 1 et 4 et sur le dos. Le désign et la mise en page ont été réalisé en collaboration avec Derudder Design, et la photogravure par Escourbiac l’imprimeur.

Parias a reçu une excellente réception critique, avec notamment des articles dans Fisheye Magazine, Vice Magazine, Radio France Internationale, La Mule du Pape, PhotoTrend, Beware Magazine, Mauvais Magazine. Le beau livre devient en novembre 2020 lauréat Prix HIP 2020 dans la catégorie « autoédition ».

 

 

À Donetsk, une femme m’interpelle depuis sa fenêtre : « S’il vous plaît, racontez ce qui se passe ici, racontez ce que vous avez vu. »

Comme en Iran, le pays qui a vu naître mes parents, le Donbass n’a pas seulement le visage qu’on montre de lui. Je raconte ici simplement ce que j’ai vu. L’essentiel des textes – parfois traduits depuis l’anglais – est constitué de notes personnelles et de résumés d’entretiens que j’ai retranscrits le plus fidèlement possible à partir de mes carnets.

Yegan Mazandarani, extrait du livre page 3

 

C’est  là que la guerre devient personnelle, quand on s’y reconnaît.

(…/…) Pour Yegan, c’était une fuite. Quand on était là-bas, il a eu besoin de comprendre les racines de cette guerre. Il s’est intéressé aux gens, à leur histoire, à leur mise à l’écart. Quand il photographiait ses « parias », je crois qu’il se photographiait lui-même. Quelque chose chez ces gens avait fait écho en lui et vice-versa. Singulier dans sa démarche, dans son rythme, dans son approche, il ne cherchait pas à avoir une analyse complexe de la situation, mais plutôt à capter des témoignages et des sensations dans ce territoire en plein bouleversement, à chercher de la tendresse dans les débris.

On s’en rend très vite compte, il est impossible de trouver une vérité absolue dans un conflit. Là n’est pas la question. Ce qu’il est en revanche possible de faire, c’est d’offrir un témoignage sincère et de faire confiance à notre humanité. La photographie dans ce cas de figure peut alors apporter un autre point de vue, différent ou décalé, afin de nous offrir plus de clés de lecture, pour mieux comprendre notre monde.

William Kéo, photographe, extrait de l’Épilogue, page 172