Beaux livres

Titre : "Sensibles"

Auteur : Gilles Magnin

ISBN : 978-2-9541036-1-7

Éditeur : Déambulations visuelles

Textes : Christian Gattinoni, Martine Aronowicz

Direction éditoriale : Noëlle Rondini

Graphisme, mise en page et fabrication : HITE Design Graphique

Photogravures : Imprimerie Escourbiac

Caractères : Gotham Black (titres) et Gotham Light (texte courant) par Tobias Frere-Jones / Hoeffler & Co, Helvetica Neue Condensed Light et Bold pour les légendes

Nombre de pages : 104

Façonnage : format 17 x 24 cm à la française, couverture à 2 rabats débordant, rainage et pliage des rabats, intérieur cahiers de 16 pages + 1 cahier de 8 pages, dos carré cousu collé (file noir), 2 passages pour rabats dépassants

Impression :
- Couverture :
monochromie 1 ton Pantone Argent
- Intérieur : bichromie noir + pantone

Types de papiers utilisés :
- Couverture :
imprimée sur Sirio Color Noir 210 g
- Intérieur : imprimé sur Munken Polar FSC 150 g

Sensibles

Sensibles, Gilles Magnin, Déambulations visuelles, intérieur Sensibles, Gilles Magnin, Déambulations visuelles, intérieur

Sensibles fait suite et prolonge les deux séries précédentes, Sur les pas d’Ulysse, du photographe Gilles Magnin. Avec ces Déambulations visuelles – c’est ainsi qu’il intitule ses séries – l’auteur se revendique du journal extime cher à Michel Tournier, c’est à dire qu’il ne sonde pas sa propre intimité mais celle du territoire qui lui est extérieur. Le beau livre de 104 pages est imprimé en bichromie en offset HR-UV sur papier non couché blanc vif Munken Polar FSC 150 g/m² d’Arctic Paper. La couverture à rabats débordant est imprimée en monochromie un ton Pantone Argent sur papier teinté dans la masse Sirio noir de Fedrigoni. L’ouvrage est accompagné de textes de Christian Gattinoni, co-fondateur et rédacteur en chef de la revue en ligne www.lacritique.org et directeur artistique du Festival Fictions Documentaires Carcassonne, et de Martine Aronowicz, agrégée de philosophie, spécialisée en philosophie politique.

 

Ce livre comme espace d’une photographie sensible qui se déploie sur un territoire identifié et imaginaire. Dans l’espace du visible, le hors champs est comme une extension du cadre, là où l’image se forme, j’y inscris ma réflexion, aucune évidence mais l’aventure de la rencontre, la réflexion du réel dans la mémoire intime profonde, archaïque, atomique, universelle, cosmique, celle qui me fonde.
Mon choix photographique vient d’une lointaine philosophie qui met en lumière ce qui nous semble aujourd’hui désuet, dans cette pauvreté du sujet pointe l’essence du monde et de la lumière, le simple devient complexe et montre l’immensité revisitée, paysages, objets, corps, immémoriaux sans prétention mais prétendant montrer.
Gilles Magnin, Sensibles, extrait du livre page 99.

 

Autodidacte, le travail photographique de Gilles Magnin débute dès 1976 puis lors de ses participations aux stages à Arles pendant les Rencontres de la Photographie en 1979, le reportage avec Jean Mohr, puis 1980, le portrait comme dialogue avec Georges Tourdjman, sortilège de la couleur, avec Jay Mazel, l’oeil au féminin avec Kate Carter et le livre photographique avec Katherine Tweedle. En 1983 il rencontre Serge Gal, qui le forme aux techniques de zone-système en noir et blanc et couleur, puis en 1986 il réalise une formation aux techniques de laboratoire avec Denis Brihat. Depuis 1999, il est représenté par l’agence de presse SIPA-PRESS. En juin 2012, de retour à Arles, et suite à un parcours VAE, il réalise sa soutenance à l’École Supérieure de la Photographie d’Arles, l’ENSP, et obtient le diplôme au grade de master II.