Catalogues expos

Titre : "Quelque chose noir"

Auteur : collectif

ISBN : 978-2-9572103-0-5

Éditeur : Galerie Gradiva

Direction éditoriale : Fanny Lambert, commissaire de l'exposition

Conception graphique : Nicolas Balaine

Crédits photos : Stéphane Gilbert, François Deladerrière

Artistes exposés : Hans Bellmer, Benoît Blanchard, Mathieu Bonardet, Gladys Brégeon, Anne-Lise Broyer, Charlotte Charbonnel, Clara Chichin, Alice Chochoy, Amaury Da Cunha, Nicolas Daubanes, Raphaël Denis, Fred Deux, Julien Adolphe Duvocelle, Sarah Feuillas, Anne-Charlotte Finel, Agnès Geoffray, Victor Hugo, Marc Lathuillière, Pierre Liebaert, Jonathan Liense, Charles Lopez, Christophe Manon, Aurore Paillet, Bertrand Rigaux, Héloïse Rouard, Doriane Souilhol, Marie Sommer, Stéphanie Solinas, Maxime Touratier, Edwart Vignot, Mario Alejandro Yllanes

Nombre de pages : 82

Façonnage : format 16,5 x 21,5 cm à la française, couverture 4 volets, 2 rabats de 8,25 cm dépassants, marquage à chaud, dos carré collé, couverture ajustée/dépassante
Impression numérique :
- Couverture :
marquage à chaud brillant sur plat I
- Intérieur : quadri recto/verso

Types de papiers utilisés :
- Couverture :
Sirio Color Denim Nero 290 g
- Intérieur : imprimé sur Munken Print White main 1,8 115 g

Site de la galerie: https://galeriegradiva.com/

Quelque chose noir

Quelque chose noir, exposition, Galerie Gradiva, intérieur

Catalogue de l’exposition « Quelque chose noir » qui a eu lieu du 5 novembre 2019 au 31 janvier 2020 à la Galerie Gradiva, 9 quai Voltaire, Paris 7ème. Peintures, sculptures, gravures, dessins, pièces sonores, films et tirages, livres d’artiste réalisées par 31 artistes, contemporains ou non, allant de Victor Hugo à Charlotte Charbonnel en passant par Hans Bellmer ou Fred Deux, ont été regroupées sur le thème du noir par Fanny Lambert, commissaire de l’exposition. Le titre de l’exposition est inspiré par un texte de l’écrivain et poète Jacques Roubaud. L’ouvrage de 82 pages est entièrement imprimé en numérique sur papier Munken Print White d’Arctic Paper. Sa conception graphique a été réalisée par le graphiste Nicolas Balaine. Le titre et le nom des artistes sont marqués à chaud brillant sur le plat I du papier noir Sirio Color Denim Nero 290 g/m² de Fedrigoni de la couverture aux rabats dépassants, ainsi qu’une citation sur le plat IV :

une lumière de l’intérieur,
une lumière de l’extérieur,
et le noir autour

 

Comme inviter à plonger dans les abysses, la proposition de Quelque chose noir se voudrait une errance dans les bas-fonds d’un champ chromatique peu discernable où se déplacent des folies tapies.

Il fallait pour cela en appeler à la prose, revenir au recueil Quelque chose noir désigné comme entrée première à cette matière, revenir à Alix Cléo Roubaud, artiste, photographe et femme de l’écrivain Jacques Roubaud. Il fallait également forcer l’inquiétante étrangeté (Das Unheimliche) à suinter par quelque endroits, assumer le romantisme et sa nature, faire sortir des cavernes les morts et les monstruosités – Goya ne donne-t-il pas pour titre à l’un de ses dessins Le Songe de la raison engendre des monstres ? – appeler l’Informe, Sade et Bataille pour faire sortir de ses gonds la « petite mort » et son sperme noir. À travers la vanité cette fois, évoquer la représentation de ce qui ne se laisse pas voir, « de la mort même à la mort rêvée, la mort même même. identique à elle-même » écrit Jacques Roubaud.

Fanny Lambert, commissaire de l’exposition, extrait du texte d’introduction, page 5