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Compétence Photo – Editer son premier livre de photographie

Paru dans le journal Compétence Photo n°48, en kiosque le 28 août 2015 – Un dossier de 14 pages écrit par Gérald Vidamment.

Compétence Photo – Editer son premier livre de photographie

(Extraits du dossier, se procurer le journal pour lire l’article en entier, chez votre marchand de journaux ou sur la boutique en ligne du journal)

Tous les photographes nourrissent des rêves particuliers. Mais il en est un qui leur est assurément commun : celui de réaliser un jour leur premier livre de photographie. De l’envie à la concrétisation, il n’y a qu’un pas, que je vous invite aujourd’hui à franchir, accompagné.

La publication d’un portfolio dans un magazine ou l’exposition de tirages dans un lieu aussi prestigieux soit-il ne suffit pas généralement au photographe pour tourner les pages d’un travail de longue haleine. Pour y parvenir, il lui est nécessaire d’embrasser un véritable projet d’édition. En somme, de réaliser un livre photographique.
Vous nourrissez l’envie d’être édité ou de vous autoéditer ? Soit. Mais êtres-vous réellement fin prêt pour mener à bien une telle entreprise ? Dans la pratique, ce n’est jamais le cas, l’enthousiasme du début cédant rapidement la place à l’appréhension face à une équation à trop d’inconnues.

 

Cette enquête ne prétend pas lever le voile sur toutes les problématiques liées à la publication d’un premier livre photographique. En revanche, elle ambitionne de vous livrer des pistes de réflexion pour apprendre étape après étape à maîtriser l’ensemble du processus de réalisation d’un livre. et aini retrouver l’envie et la sérénité. Mais avec réalisme. Car un tel projet, si vous décidez de le lancer, devrait vous occuper l’esprit durant au moins ces deux prochaines années. A noter enfin que ce dossier ne traite pas des aspects juridiques liés à l’édition d’un livre ni au statut de l’auteur. Sur ce dernier point je vous renvoie à l’article bien fourni de Me Joëlle Verbrugge, publié dans Compétence Photo n°28.

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Éditer un second livre est plus facile que d’en sortir un premier, d’autant plus si celui-ci a été un succès.

 

Alain Escourbiac, imprimeur.

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COMMENT FIXER LE TIRAGE ?
Quand on sait que le prix de revient unitaire en impression offset baisse généralement de près de 80 % dès lors que le tirage passe de 100 à 1000 exemplaires, la tentation est grande d’opter pour un tirage élevé. Pour Alain Escourbiac, « le tirage est l’un des choix les plus difficiles à effectuer pour un livre autoédité. Tirer beaucoup diminue fortement le coût de revient unitaire du livre, mais augmente le budget global d’impression et les quantités à stocker… Tirer peu rend le coût unitaire plus élevé et peut amener à procéder à une réimpression dont le budget sera le même à quantités égales que la première impression… Il est donc important de choisir le « bon nombre » ! ». Ces dernières années à l’imprimerie Escourbiac, le plus fort tirage en autoédition s’est élevé à 3000 exemplaires, dont un a été suivi de deux réimpressions à 3500 puis 2000 exemplaires. Mais pour une première publication, le tirage moyen constaté varie plutôt entre 800 et 1200 exemplaires.
La fixation du tirage dépend de nombreux paramètres parmi lesquels figurent le sujet traité, la notoriété de l’auteur, le potentiel de diffusion et la quantification du lectorat potentiel. Une règle d’or : mieux vaut sous-estimer que surestimer un objectif de ventes pour la première année. Car au-delà d’un éventuel échec de rentabilisation de votre ouvrage, il vous faudra alors prévoir un espace de stockage conséquent pour y remiser les exemplaires restants.

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